Tsunami - très grand format 1M x 1M

TSUNAMI Série Low Tide Tirage pigmentaire sur papier Ilford 100 x 100 cm

Après chaque photographie, il y a un silence. Un autre temps s’installe, dont on connaît mal la nature, qui peut sembler verser l’instant à l’éternité, qui peut nous donner l’illusion du prélèvement de l’infime dans le flux qui s’écoule. Un temps qui nous dit simplement qu’il y eut un avant et que nous sommes après. Que l’avant, définitivement, a disparu. Que nous n’y aurons plus accès. Que restera l’image. Seulement l’image.

Ici, nous sommes après. Dans l’après immédiat, il y eut le tumulte, le chaos. Y compris dans ces images prises d’hélicoptère qui suivaient l’avancement irrémédiable de la vague noire emportant tout sur son passage, broyant, mêlant, projetant les véhicules sur les murs qu’ils défonçaient et transportant comme fétus de paille les grands bateaux à la cime des arbres. Ces images sont devenues des archives. Un jour, peut-être, elles reprendront vie lorsqu’elles seront devenues documents pour l’Histoire. Plus tard, après l’après.

Dans un après moins immédiat que le constat du désastre dans le cadre de l’information un photographe, français, est venu à deux reprises dans la région de Tohoku, là où le tsunami avait dévasté 600 kilomètres de côtes et où les habitants avaient tout perdus. Il est venu voir. Simplement. Photographier ce qu’il voyait. Sans exercice, sans but précis, juste pour avoir le sentiment, à défaut de comprendre, de savoir un peu plus. De là ces deux séries, des paysages, des portraits, carrés et en couleurs. Une attitude photographique aussi. Mais sans manière, sans démonstration, sans aucune de ces tentatives vaines de démontrer quoi que ce soit. Existe une situation, celle entre autres des milliers de déplacés relogés dans des préfabriqués. La voir en face, la montrer, faire savoir.

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Vendu chez Galerie Helene Bailly  - 
38, rue de Seine 75006 Paris 75006 Paris

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